maladies graves

Publié le par tpe-sante-et-pollution

 

Dans certains cas (accidents avec des produits toxiques, exploitation mal entretenue et contrôler) la pollution entraine des maladies graves telles que les cancers, leucémie, problèmes cardiaques ou pulmonaires…

Le 21 juin 2005, le gouvernement, conscient de la gravité de ce problème, a présenté son plan national santé environnement. Il a rappelé à cette occasion quelques chiffres terribles : 30 000 décès anticipés par an sont liés à la pollution atmosphérique urbaine, 7 à 20 % des cancers seraient imputables à des facteurs environnementaux, 14 % des couples consultent pour des difficultés à concevoir (des difficultés qui pourraient être liées à des expositions à des substances toxiques pour la reproduction) et près d'un million de travailleurs seraient exposés à des substances cancérogènes.

Parallèlement depuis une trentaine d’années, certaines pathologies graves augmentent continuellement. C'est le cas de certains cancers lymphomes (rate, poumon et thyroïde ...). Le cancer est une multiplication incontrôlée de cellules porteuses d’un ADN endommagé par une mutation somatique de celui-ci. Le nombre de nouveaux cas a globalement progressé de 63 %, soit 108 000 cas supplémentaires chaque année en 2004 par rapport à 1980. Parmi eux, un tiers reste encore inexpliqué. Un nombre croissant de scientifiques suspecte certains produits chimiques présents dans notre environnement d'être directement ou indirectement responsables de ces nouveaux cas de cancers inexpliqués. Certains polluants tels que l’amiante et le tabac sont clairement établis.

Globalement, seul 5 à 10 % des cancers ont une cause endogène (produits par l’organisme lui-même). Les autres, soit 90 à 95 % des cancers, sont liés à des causes exogènes (l'environnement au sens large). Celui-ci inclut les modes de vie (tabac, alcool, sédentarité, habitudes de consommation alimentaire, exposition solaire...) et les expositions à des facteurs environnementaux naturels, aux agents chimiques, physiques de l'environnement général et professionnel. Les conditions socio-économiques, mais aussi géographiques, lorsqu'elles sont défavorables, constituent également un facteur de risque.

La compréhension des liens entre la pluralité d'agents présents dans l'environnement et des cancers reste donc difficile. Les grandes études menées sur de larges effectifs de population depuis quelques décennies fournissent des réponses sur certains facteurs environnementaux (expositions à des radiations ionisantes durant l'enfance, travail de nuit, radon, etc.) Toutefois, en l'état actuel des connaissances, la progression de l'incidence des cancers les plus fréquents (sein, prostate, colorectal...) reste en partie inexpliquée

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