Les personnes sensibles

Publié le par tpe-sante-et-pollution

La pollution de l’air est nocive pour tout le monde mais certaines personnes y sont plus réceptives que d’autres. Ces personnes sont dites sensibles. Elles sont plus fragiles principalement pour trois raisons : l'âge, le mode de vie et, éventuellement, une maladie. Les jeunes enfants, les personnes âgées, les grands fumeurs et les personnes atteintes de maladies au niveau des poumons et du cœur (en particulier la maladie pulmonaire obstructive) courent un réel risque en présence de polluants. Ceux-ci peuvent favoriser l’apparition d’une maladie, l’aggraver et dans les cas les plus graves entraîner le décès. Dans le monde en 2011, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a estimé à plus de 2 millions le nombre de victimes qui meurent chaque année suite à l’inhalation d’une trop grande quantité de particules fines. Il suffit que le taux de poussières augmente seulement de 10 microgrammes sur un ou deux ans pour que le nombre de décès (des diabétiques, déficients pulmonaires ou cardiaques, et des personnes atteintes d’arthrite ou de lupus) augmente sensiblement. Plusieurs études ont mis en évidence ce problème. Chez les personnes sensibles, l’exposition à la pollution de l’air augmenterait de 22 % à 32 % leurs risques de succomber à une quelconque maladie. C’est ce que concluent des chercheurs de l’Université Harvard qui ont dévoilé ces données, en 2006, lors d’un colloque de l’American Thoracic Society.

Il y a aujourd’hui dans plusieurs pays des services météorologique qui surveillent la concentration de particules dans l’air. En France, depuis 1997 c’est le programme de surveillance et santé qui se charge de vérifier que ce taux ne dépasse pas la valeur limite. Dans ce cas, les personnes sensibles sont incitées à limiter leurs efforts physiques, rester chez elles et surtout arrêter de fumer.

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